1. Calculer le prix sur le chiffre d'affaires
Un acheteur paie pour le bénéfice, pas pour les recettes. Un site qui encaisse 2 000 € par mois mais en dépense 1 200 se vend sur 800 € de bénéfice mensuel. Calculez le bénéfice net moyen sur 12 mois, charges comprises, puis appliquez un multiple : notre estimation gratuite le fait en 9 questions.
2. Prendre son meilleur mois comme référence
Un pic de trafic ou un mois de décembre exceptionnel ne fait pas un revenu mensuel. Les acheteurs recalculent la moyenne des 12 derniers mois et regardent la tendance des 3 derniers. Sur Cessiva, un mois à plus de 2,5 fois la médiane des 12 mois déclenche un examen.
3. Oublier des charges, dont son propre temps
Hébergement, outils, rédacteurs, monteurs, licences : tout ce qui sera à la charge de l'acheteur doit apparaître. Le temps compte aussi : au-delà de 20 heures par semaine, le site ressemble à un emploi, et l'estimation de Cessiva retire 10 %. Mieux vaut le dire que d'être découvert pendant la négociation.
4. Montrer des captures d'écran
Une capture se retouche en deux minutes, et les acheteurs le savent : ils négocient plus fort, ou passent leur chemin. Donnez plutôt un accès en lecture seule à vos outils. Sur Cessiva, les chiffres sont lus à la source, datés et relus chaque semaine, et vous retirez l'accès quand vous voulez. Voir comment Cessiva vérifie les chiffres.
5. Cacher une baisse
Une baisse se voit dans les chiffres. La cacher détruit la confiance au pire moment ; l'expliquer (mise à jour de Google, saisonnalité, arrêt des publications) la rend négociable. Sur Cessiva, le badge « En baisse » s'affiche quand les 3 derniers mois sont à plus de 20 % sous la moyenne des 12 : autant avoir préparé la réponse.
6. Changer le site juste avant la vente
Refonte, changement d'adresse des pages, migration d'hébergement : chaque chantier peut faire bouger le trafic, et l'acheteur ne saura pas si une variation vient du site ou des travaux. Faites les gros changements longtemps avant la vente, ou laissez-les à l'acheteur.
7. Rester flou sur ce qui est vendu
Domaine, contenus, comptes de réseaux sociaux, liste d'abonnés, fichiers sources, licences : écrivez ce qui est inclus et ce qui ne l'est pas. Les comptes AdSense et d'affiliation ne se cèdent jamais ; le dire évite un malentendu à la signature. Voir ce qui se transfère avec un site monétisé.
8. Négocier sans date limite
Une négociation qui traîne fait perdre les autres acheteurs. Sur Cessiva, chaque offre et chaque contre-offre expire au bout de 72 heures : chacun sait où il en est, et une offre sans réponse ne bloque pas l'annonce indéfiniment.
9. Transférer avant d'être payé, ou accepter un paiement direct
Ne transférez rien avant que le prix soit bloqué chez un tiers de séquestre, et n'acceptez pas de virement direct « pour aller plus vite ». Sur Cessiva, toutes les ventes passent par Escrow.com : vous voyez que les fonds sont reçus avant de commencer le transfert. Méfiez-vous aussi des faux sites de séquestre aux noms proches du vrai : ne suivez une transaction que sur escrow.com. Voir paiement sous séquestre.
10. Donner ses mots de passe, puis oublier ses accès
Partager le mot de passe de votre compte Google, de votre registraire ou de votre hébergeur expose vos autres sites et comptes. Créez des accès pour l'acheteur, ou transférez la propriété avec les outils prévus : changement de compte chez le registraire, ajout de l'acheteur comme propriétaire du compte de marque pour une chaîne YouTube.
Après la vente, retirez-vous de Search Console, d'Analytics et de l'hébergement, et supprimez vos identifiants d'affiliation des contenus partagés ailleurs. Le contrat Cessiva interdit d'ailleurs au vendeur de conserver un accès.
11. Disparaître après la vente
L'acheteur aura des questions : où se trouve tel réglage, qui contacter chez tel prestataire. Sur Cessiva, le vendeur s'engage à 30 jours d'assistance, dans une limite d'heures fixée au contrat. Une réponse rapide évite qu'un doute devienne un litige pendant les 7 jours de garantie.
12. Oublier l'impôt
Le prix de vente peut être imposé comme une plus-value professionnelle, et certaines exonérations demandent 5 ans d'activité. Parlez-en à votre expert-comptable avant de signer, pas au moment de la déclaration. Repères sur notre page fiscalité de la vente.
Avant de publier : la liste de contrôle
- Bénéfice net moyen sur 12 mois calculé, charges et temps compris.
- Sources connectées en lecture seule (Analytics, Search Console, AdSense, Stripe, Awin) ou rapports exportés.
- Baisses et pics expliqués dans la description de l'annonce.
- Liste écrite de ce qui est cédé et de ce qui ne l'est pas.
- Licences et contrats en cours vérifiés.
- Prix demandé situé par rapport à la fourchette estimée.
- Rendez-vous pris avec votre comptable.
Questions fréquentes
Vaut-il mieux vendre quand le site monte ou quand il baisse ?
Un actif se vend mieux quand sa tendance est stable ou en hausse : les acheteurs paient pour les revenus à venir. Si votre site baisse, l'estimation en tient compte (−20 % quand les 3 derniers mois sont nettement sous la moyenne), mais une vente reste possible si la baisse est expliquée.
Puis-je demander plus que l'estimation ?
Oui. Au-delà de 50 % au-dessus du haut de la fourchette, Cessiva vous prévient que l'annonce risque de rester sans offre, mais vous pouvez publier quand même.