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Due diligence : la check-list avant d'acheter un site

La due diligence, c'est l'ensemble des vérifications qu'un acheteur fait avant de payer. Pour un site à quelques milliers d'euros, elle tient en une liste et quelques soirées ; pour un SaaS ou une boutique, elle va plus loin. Elle répond à trois questions : les chiffres sont-ils réels, vont-ils durer, et qu'est-ce qui passera vraiment entre vos mains ?

Voici la check-list par thème. Pour chaque point, nous indiquons ce que Cessiva contrôle déjà avant la mise en ligne de l'annonce, et ce qui reste à faire de votre côté.

1. Propriété et historique

Avant de parler chiffres, assurez-vous que le vendeur contrôle bien ce qu'il vend, et que l'actif n'a pas un passé qui pèsera sur son avenir. La version courte de cette liste, en 10 points, est sur la page acheter un site sans se faire arnaquer.

  • Le domaine : registraire, date de création et d'expiration. Pour les extensions génériques, l'outil ICANN Lookup les donne ; depuis le 28 janvier 2025, c'est le protocole RDAP, et non plus le WHOIS, qui fait foi pour ces données. Cessiva signale tout domaine enregistré depuis moins de 6 mois.
  • La preuve de propriété : un enregistrement DNS ou une balise placés par le vendeur, contrôlés par Cessiva avant la mise en ligne.
  • L'historique du site : parcourez ses anciennes versions dans la Wayback Machine (web.archive.org). Un changement complet de sujet, ou un domaine expiré racheté pour y publier autre chose, est un signal à creuser : Google sanctionne l'utilisation abusive de domaines expirés.
  • Pour une chaîne YouTube : date de création, anciens noms, avertissements, piratage passé. Cessiva les contrôle et examine toute chaîne de moins de 6 mois ou récupérée après un piratage.

2. Trafic

Le trafic produit les revenus. Regardez-le sur 12 mois au moins, mois par mois, et pas seulement son total.

  • La source des chiffres : lus dans Google Analytics ou Search Console, ou simples captures ? Sur Cessiva, chaque chiffre porte sa source et sa date de lecture.
  • La répartition par canal : moteurs de recherche, réseaux sociaux, accès direct. Un trafic direct au-delà de 50 % est inhabituel pour un site de contenu ; Cessiva le contrôle.
  • Les pays : un site en français dont moins de la moitié des visites vient de France, de Belgique, de Suisse ou du Canada peut cacher du trafic acheté. Contrôlé par Cessiva.
  • Les pics : un mois à plus de 2,5 fois la médiane doit être expliqué. Contrôlé par Cessiva.
  • La concentration : quelle part du trafic font les 10 premières pages ? Un site qui vit de trois articles est fragile.
  • Les requêtes dans Search Console : recherches sur la marque ou requêtes génériques, positions stables ou en recul.
  • Les baisses passées : datez-les et demandez au vendeur ce qui s’est passé.

3. Revenus et charges

Le prix se calcule sur le bénéfice net. Vérifiez les revenus, mais aussi tout ce qu’il faut payer pour les obtenir.

  • Le niveau de preuve de chaque revenu : lu à la source (AdSense, Stripe, Awin), justifié par un rapport exporté (Amazon Partenaires), ou déclaré par le vendeur. Sur Cessiva, le badge « Revenus vérifiés » demande que les sources lues couvrent au moins 80 % des revenus déclarés.
  • La cohérence entre revenus et trafic : un revenu pour 1 000 visites hors de 0,5 à 80 € est suspect. Contrôlé par Cessiva.
  • La concentration des revenus : un seul programme d'affiliation, un seul annonceur, un seul client ? Pour un SaaS, Cessiva affiche tout client qui pèse plus de 30 % du revenu.
  • Les remboursements : au-delà de 10 % du chiffre d'affaires dans Stripe, Cessiva bloque l'annonce pour examen.
  • Les charges : hébergement, outils, rédacteurs, monteurs, licences, publicité. Demandez-les mois par mois.
  • Le temps de travail du vendeur : un site qui demande 20 heures par semaine est un emploi, pas un placement.
  • La tendance : les 3 derniers mois face à la moyenne des 12. Cessiva affiche le badge « En baisse » quand ils sont à plus de 20 % sous cette moyenne.
  • La saisonnalité : comparez chaque mois au même mois de l'année précédente.

4. Risques liés à Google

Un site qui vit de Google peut perdre une grande partie de son trafic s'il enfreint les règles anti-spam du moteur. Ces règles visent notamment les liens toxiques (achat ou échange de liens pour manipuler le classement), l'utilisation abusive de contenu à grande échelle (pages produites en masse pour le classement, y compris par IA), l'utilisation abusive de domaines expirés et les sites affiliés sans valeur ajoutée.

Ce qu’il faut regarder :

  • Le rapport Actions manuelles de Search Console : une action manuelle peut faire reculer ou retirer des pages des résultats. Cessiva le contrôle à la main avant publication, grâce à un accès « Restreint » donné le temps du contrôle.
  • Le rapport Liens de Search Console : des liens venus en nombre de sites sans rapport avec le sujet sont un signal d’achat de liens.
  • Les contenus : originaux, utiles, pas recopiés d'un autre site. Vérifiez quelques paragraphes dans un moteur de recherche ou avec un outil de détection de plagiat.
  • Les pages d'affiliation : apportent-elles un avis, des tests, des comparaisons, ou ne font-elles que reprendre les fiches des marchands ?

5. Technique

Un site techniquement fragile coûte du temps après l'achat. Posez ces questions au vendeur depuis l'annonce :

  • Le CMS, le thème et les extensions sont-ils à jour ?
  • Les licences payantes (thème, extensions, outils) peuvent-elles être transmises, ou faudra-t-il les racheter ?
  • Hébergement : coût mensuel, performances, sauvegardes, possibilité de changer le titulaire du compte.
  • Dépendances : API externes, services payants, scripts dont le site ne peut pas se passer.
  • E-mails : adresse de contact, envoi des formulaires, liste d'abonnés et outil d'envoi.
  • Pour un SaaS : propriété du code, documentation, base de données, coûts serveur, clés d’API à renouveler.

6. Juridique

Les points juridiques demandent parfois un avis extérieur. Pour une vente importante, faites relire le dossier par un avocat.

  • Les droits sur les contenus : textes de rédacteurs, images, vidéos, logos. Le vendeur doit pouvoir les céder. Voir le contrat de cession.
  • Le nom de domaine et la marque : le domaine reprend-il une marque déposée par un tiers ? Une recherche dans la base des marques de l'INPI prend quelques minutes.
  • Les données personnelles : une liste d'abonnés n'est cédée que si les inscrits y ont consenti, et l'acheteur devra les informer du changement.
  • Les contrats en cours : sponsors, partenariats, régies. Ils ne se cèdent qu'avec l'accord du partenaire.
  • La nature de l'actif : une boutique ou un SaaS avec sa propre clientèle peut être un fonds de commerce, avec des formalités et des droits d'enregistrement.

7. Le transfert et l'après

Le prix ne dit pas tout : ce qui sera vraiment transféré, et ce que vous devrez refaire vous-même, compte autant.

  • La liste exacte de ce qui est cédé et de ce qui ne l'est pas, écrite dans l'annonce puis au contrat.
  • Les comptes de monétisation : vous devrez faire valider le site dans votre propre compte AdSense (quelques jours, parfois 2 à 4 semaines selon Google) et rejoindre vous-même les programmes d'affiliation. Prévoyez ce délai dans votre offre.
  • L'assistance du vendeur : sur Cessiva, 30 jours, dans une limite d'heures fixée au contrat.
  • La non-concurrence : durée et thème.
  • Le temps qu’il vous faudra chaque semaine pour entretenir ou développer le site.

Ce que Cessiva vérifie, ce qui reste à vous

PointCessivaVous
Propriété du domaine ou de la chaîneContrôlée avant la mise en ligne—
Trafic et revenus sur 12 moisLus à la source, justifiés, ou marqués « déclarés »Comprendre d’où ils viennent
Pics, trafic direct, pays des visiteursContrôlés automatiquementLire les alertes de l’annonce
Cohérence entre revenus et traficContrôlée (0,5 à 80 € pour 1 000 visites)—
Actions manuelles de GoogleContrôlées à la main—
Âge du domaineAlerte sous 6 moisHistorique dans la Wayback Machine
Liens, contenus, techniqueNon contrôlésÀ vérifier
Charges et temps de travailDéclarés par le vendeurÀ questionner
Droits, contrats, donnéesEncadrés par le contratÀ vérifier
Identité des partiesVérifiée par Escrow.com—
PaiementSéquestre obligatoirePayer seulement sur escrow.com

Les questions à poser au vendeur

Sur Cessiva, les questions se posent depuis l’annonce, sans échange de coordonnées. Les plus utiles :

  1. Pourquoi vendez-vous ?
  2. Combien d’heures par semaine y passez-vous, et à quoi ?
  3. Qui écrit ou produit les contenus, et à quelles conditions ?
  4. Quelles baisses de trafic avez-vous connues, et pourquoi ?
  5. Avez-vous acheté ou échangé des liens ?
  6. Que feriez-vous pour développer le site si vous le gardiez ?
  7. Quels comptes, outils et licences ne sont pas inclus ?

Questions fréquentes

La garantie de 7 jours remplace-t-elle la due diligence ?

Non. Elle couvre les écarts avec les chiffres de l'annonce, constatés après le transfert. Elle ne couvre pas un risque que vous pouviez voir avant, comme un site qui dépend d'une seule page ou de liens achetés.

Puis-je demander plus d’informations au vendeur ?

Oui, depuis l'annonce. Les chiffres principaux sont déjà lus ou justifiés par Cessiva ; pour le reste, le vendeur peut répondre avec des précisions et des chiffres complémentaires.

Combien de temps prévoir ?

Pour un petit site de contenu, le temps de parcourir cette liste et de lire les réponses du vendeur. Pour un SaaS ou une boutique, ajoutez l'examen du code, des clients et des fournisseurs, et faites-vous aider si besoin.