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Vendre une newsletter : prix, abonnés et RGPD

Une newsletter se vend pour sa liste d'abonnés, ses revenus (sponsoring, abonnements payants, affiliation) et la régularité de ses envois. Techniquement, elle se transfère facilement. Juridiquement, c'est plus délicat : les abonnés ont donné leur accord à un éditeur, pas à n'importe qui.

Voici comment estimer son prix, prouver ses chiffres et transférer la liste proprement.

Cette fonction demande JavaScript. Activez-le, ou écrivez-nous depuis la page Aide et contact.

Ce qui fait la valeur d'une newsletter

Un acheteur cherche une audience qui lit, qui clique et qui paie, et qui restera après le départ de l'auteur :

  • Des revenus réguliers : sponsors récurrents, abonnements payants, commissions d'affiliation.
  • Des abonnés actifs : le nombre total compte moins que la part qui lit et clique.
  • Une liste construite avec un consentement clair, que l'acheteur pourra justifier.
  • Une ligne éditoriale qui ne dépend pas uniquement de la plume ou du nom de l'auteur.
  • Un historique d'envois réguliers sur au moins 12 mois.

Le prix

La fourchette de départ de Cessiva pour une newsletter va de 18 à 30 mois de bénéfice net. Nous n'avons pas trouvé assez de ventes publiques de newsletters pour en tirer un repère de marché : cette fourchette sera remplacée par les ventes comparables dès qu'il y en aura assez sur Cessiva.

Exemple : une newsletter hebdomadaire encaisse 1 300 € de sponsoring par mois, paie 150 € d'outil d'envoi et 150 € de rédaction. Bénéfice net : 1 000 € par mois, soit une fourchette de départ de 18 000 à 30 000 €. Ses revenus venant d'une seule source, le sponsoring, l'estimation retire 10 % : 16 200 à 27 000 €.

Les chiffres à préparer

Sur Cessiva, les abonnements payants encaissés par Stripe sont lus en lecture seule, comme le trafic du site de la newsletter dans Google Analytics et Search Console. Les chiffres d'audience de l'outil d'envoi et les revenus de sponsoring sont affichés « déclarés par le vendeur » : expliquez-les dans la description de l'annonce.

Préparez au moins ceci, mois par mois sur 12 mois :

  • Les abonnés : total, nouveaux inscrits, désinscriptions.
  • Les taux d'ouverture et de clic par envoi, et leur évolution.
  • Les revenus par source : sponsors, abonnements, affiliation.
  • Les charges : outil d'envoi, rédaction, illustrations, publicité pour recruter des abonnés.
  • Les sources d'inscription : site, réseaux, recommandations croisées, publicité.

Prouver que la newsletter est à vous

La propriété se prouve sur le domaine de la newsletter : un enregistrement DNS ou une balise sur sa page d'accueil. Si votre newsletter n'a pas de domaine propre, par exemple une adresse en sous-domaine d'une plateforme, la preuve automatique n'est pas possible aujourd'hui : écrivez-nous depuis la page aide et contact avant de déposer l'annonce.

Les abonnés et le RGPD

Les abonnés se sont inscrits pour recevoir cette newsletter. Après la vente, l'acheteur devient responsable de leurs données. Selon la CNIL, celui qui reçoit un fichier doit informer les personnes dès que possible, au plus tard dans le mois, en indiquant d'où viennent leurs données ; pour leur envoyer de la prospection par e-mail, il doit pouvoir démontrer leur consentement, sinon le recueillir lui-même.

Pour une grande liste, ou une reprise par une entreprise d'un autre secteur, faites valider le montage par un juriste.

En pratique :

  • Annoncez le changement d'éditeur dans un envoi, avant ou au moment du transfert, avec un lien de désinscription bien visible.
  • Transmettez avec la liste la preuve du consentement : date, formulaire ou page d'inscription, source.
  • L'acheteur garde la même finalité : la même newsletter, sur le même thème. Utiliser la liste pour vendre autre chose demande un nouveau consentement.
  • Les désinscrits et les adresses en erreur ne sont pas réimportés.
  • Le contrat Cessiva ne cède une liste que si les personnes y ont consenti pour cet usage.

Le transfert, selon l'outil d'envoi

Certains outils transfèrent une publication d'un compte à un autre. Chez beehiiv, par exemple, le transfert se demande au support : chaque propriétaire confirme depuis sa propre adresse, le support vérifie qu'aucune somme n'est en attente (abonnements payants, recommandations, régie), puis le nouveau propriétaire met à jour sa facturation. Vérifiez la procédure de votre outil dans son aide.

Sans transfert de compte, la liste s'exporte en CSV, avec les données de consentement, puis s'importe dans l'outil de l'acheteur en respectant ses règles d'import. Il faut aussi refaire l'authentification du domaine d'envoi (SPF, DKIM) chez l'acheteur, reprendre les archives et les séquences automatiques.

Abonnements payants : Stripe permet de copier les clients et leurs moyens de paiement vers un autre compte Stripe ; les abonnements doivent ensuite être recréés dans le compte de l'acheteur. Prévenez les abonnés payants du changement.

Sponsors : un contrat en cours ne suit la newsletter qu'avec l'accord du sponsor.

Délais et paiement sur Cessiva

Une fois l'offre acceptée et le contrat signé, l'acheteur verse le prix sur Escrow.com. Le vendeur transfère sous 14 jours, puis l'acheteur dispose de 7 jours de garantie. Sans signalement, Escrow.com verse le prix, moins la commission de Cessiva : 9 % jusqu'à 20 000 €, 7 % sur la part de 20 000 à 100 000 €. Pour la newsletter de l'exemple vendue 22 000 €, la commission est de 1 940 €.

Questions fréquentes

Puis-je vendre ma liste d'abonnés seule ?

Une liste vendue pour un autre usage que la newsletter à laquelle les gens se sont inscrits demande leur consentement pour ce nouvel usage. Sur Cessiva, on vend une newsletter : son nom, ses archives, sa liste et ses revenus.

Faut-il prévenir les abonnés ?

Oui. L'acheteur doit les informer au plus tard dans le mois ; annoncer le changement dans un envoi est le plus simple et le plus honnête.

Ma newsletter est sur une plateforme, sans domaine à moi : puis-je la vendre ?

La preuve de propriété automatique demande un domaine. Contactez-nous avant de déposer l'annonce pour voir ce qui est possible.